Le travail est-il bon pour la santé ?

D. Monneuse Entreprise et Carrières, 2018, n°1389, p.28
Trois chercheurs se sont intéressés à l’impact sur la santé physique de l’excès de travail en faisant la distinction entre les salariés qui avaient un temps de travail élevé et ceux qui étaient workaholiques, c’est à dire qui développaient une dépendance au travail et travaillaient de manière compulsive.
L’étude a concerné 763 salariés et fait rassurant, les chercheurs n’ont pas trouvé de lien significatif entre le fait de travailler beaucoup et le risque de maladies cardiovasculaires.
Quant aux sujets workaholiques, les risques de santé sont importants quand leur engagement au travail est faible mais au contraire des risques plus limités quand leur engagement au travail est fort.
Les Directeurs des Ressources Humaines "devraient se préoccuper de savoir si les salariés qui travaillent beaucoup le font avec enthousiasme et non parce qu’ils présentent une addiction au travail et qu’ils tentent ainsi sans nécessairement y trouver un réel plaisir, d’oublier leurs soucis personnels ".
(publié le 10 août 2018)