Dermatites de contact aux équipements de protection individuelle (EPI)

M.N. Crépy Documents pour le médecin du travail, 2009, n°117, p.89-103. Bibliographie.

Les équipements de protection individuelle peuvent être responsables de dermatites de contact d’irritation et/ou allergiques et d’urticaires de contact. Pour les gants, les principaux allergènes sont les additifs du caoutchouc, le latex (pour l’urticaire de contact) et les chromates des gants en cuir. Pour les chaussures, il s’agit essentiellement des produits chimiques utilisés pour le tannage du cuir (chromates), les adhésifs (résine p-tert-butylphénol formaldéhyde, colophane) et les additifs du caoutchouc.Pour les lunettes, il s’agit du nickel.Pour les équipements de plongée, des dérivés des thiourées.

Pour les vêtements, les allergies sont plus rares. Le diagnostic étiologique repose sur l’anamnèse, l’examen clinique (localisation, aspect et topographie des lésions), les tests allergologiques utilisant batteries spécifiques et produits professionnels. La prévention sera avant tout technique (remplacement des irritants et des sensibilisants par des produits moins nocifs), automatisation des opérations, information et formation du personnel sur les risques liés aux EPI, puis individuelle (hygiène générale, nettoyage des mains et application d’émollients, lutte contre l’hyperhydrose des pieds, port de chaussettes épaisses) et utilisation d’EPI adaptés. L’éviction de l’allergène en cause entraîne généralement la guérison. Certaines de ces affections sont réparées au titre de plusieurs tableaux de maladies professionnelles, en fonction des substances chimiques entrant dans la composition des produits utilisés.

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(publié le 26 août 2009)