Exposition professionnelle aux solvants organiques :
quelles preuves d’un effet rénal ?

R. Garnier Le Concours Médical, 2011, n°5, pp.394-395. Bibliographie
Depuis le début des années 1960, une vingtaine de publications ont rapporté chacune un ou plusieurs cas de glomérulonéphrite associée à une exposition professionnelle ou extraprofessionelle à des solvants organiques, mais une fois seulement, le lien causal entre l’exposition et la maladie a pu être établi.
Des études transversales ont été menées et globalement parmi les études cas-témoins (17) et les études de cohorte (4), les données épidémiologiques disponibles donnent les "preuves suffisantes d’une association entre l’exposition professionnelle à des solvants organiques et le risque de glomérulopathie associée à une insuffisance rénale. Les données disponibles sont également fortement en faveur du caractère causal de cette association. Il y a également des preuves suffisantes d’une détérioration de la fonction rénale des insuffisants rénaux quand l’exposition aux solvants organiques est poursuivie après le diagnostic. Le seul point encore discuté est le caractère initiateur ou seulement promoteur de l’exposition professionnelle aux solvants... Les données publiées sont compatibles avec un effet initiateur de l’exposition aux solvants".
Un effet immuno-toxique serait en accord avec les mécanismes connus de certaines glomérulopathies et avec d’autres effets possibles de l’exposition répétée à des solvants organiques, tels que la sclérodermie systémique ou la sclérose en plaques.
(publié le 19 septembre 2011)