Enquête cas-témoins sur l’exposition professionnelle au plomb et cancer du rein
Case-control investigation of occupational lead exposure and kidney cancer

C.L. Callahan, M.C. Friesen, S.J. Locke, P.J. Dopart, P.A. Stewart, K. Schwartz, J.L. Ruterbusch, B.I. Graubard, W.H. Chow, N. Rothman, J.N. Hofmann, M.P. Purdue Occupational and Environmental Medicine, 2019, vol 76, n°7, pp. 433-440. Bibliographie.

Le plomb est un cancérogène suspecté pour le cancer du rein mais son association est inconstante dans la littérature. Cette étude américaine s’intéresse à cette association à partir de l’ étude d’une population atteinte de cancer du rein pour laquelle des méthodes détaillées de l’exposition au plomb ont été réalisées.

Les participants à l’étude (1 217 cas et 1 235 témoins) entre 2002 et 2007, ont fourni des informations sur leurs antécédents professionnels, en particulier sur leur exposition professionnelle au plomb, et ont répondu à des questions concernant leurs activités en milieu professionnel et l’utilisation d’équipements de protection. _ Les hygiénistes industriels ont utilisé les informations pour élaborer plusieurs estimations de l’exposition professionnelle au plomb, y compris la probabilité, la durée et l’exposition cumulative. Une régression logistique inconditionnelle a été utilisée pour calculer les OR et leurs IC à 95 % pour différentes mesures d’exposition ; les sujets non exposés servant de groupe de référence.

Des analyses ont également été menées en stratifiant sur plusieurs facteurs, y compris pour les sujets d’ascendance uniquement européenne, les polymorphismes mononucléotidiques de l’ALAD (5-aminolevulinic acid dehydratase), un gêne impliqué dans la toxicocinétique du plomb.

L’exposition professionnelle cumulée de plomb n’était pas associée au cancer du rein (OR = 0,9 ; IC 95 % de 0,7 à 1,3 pour le quantile supérieur versus les non-exposés ; p = 0,80), de même que d’autres paramètres d’exposition au plomb.
Aucune preuve de modifications de l’effet pour les variants ALAD évalués n’a été montrée (662 cas versus 561 témoins) avec la plupart des facteurs de stratification ; bien que l’exposition au plomb soit associée à un risque augmenté chez les non-fumeurs.

Les résultats de cette étude n’apportent pas de soutien en faveur de l’association entre exposition professionnelle au plomb et cancer du rein.

(publié le 27 avril 2020)