Etude dans une cohorte danoise sur l’activité professionnelle et la sclérose latérale amyotrophique
Study of occupation and amyotrophic lateral sclerosis in a Danish cohort

A. Dickerson, J. Hansen, M.A Kioumourtzoglou, A. Specht, O. Gredal, M. Weisskopf Occupational and Environmental Medicine, 2018, vol 75, n°9, pages 630-638. Bibliographie.

Plusieurs études ont décrit des associations entre la sclérose latérale amyotrophique (SLA) et l’exposition professionnelle à des substances toxiques. Certaines études ont également signalé des associations avec des professions spécifiques. En utilisant les données d’une étude de cohorte prospective danoise, les auteurs américains et danois ont étudié l’association entre l’emploi dans certaines industries et le diagnostic de SLA.

1826 cas de SLA âgés de 25 ans au moins, en 1964, et diagnostiqués entre 1982 et 2013, à partir du registre national des patients danois, ont été appariés sur 100 témoins pour chaque cas en fonction de l’année de naissance et du genre. Les données démographiques ont été issues de la caisse danoise des pensions afin de déterminer les antécédents professionnels. Des modèles de régression logistique conditionnelle ont été ajustés en fonction du statut socio-économique, de l’état matrimonial et du lieu de résidence à la date initiale.
Il existait une augmentation des odds ratios de SLA chez les hommes ayant travaillé en agriculture, dans les domaines de la chasse, de la foresterie ou de la pêche (OR ajusté = 1,21 ; IC 95 % de 1,02 à 1,45).
Il existait aussi une association positive chez les hommes employés dans la construction (OR ajusté = 1,21 ; IC 95 % de 1,05 à 1,39).
Chez les femmes, une association protectrice a été observée avec le travail dans l’industrie du nettoyage (ORa = 0,69 ; IC 95 % de 0,52 à 0,93).

Cette étude montre que différentes professions, avec exposition à des substances toxiques telles que les gaz d’échappement de moteurs diesel et le plomb et une activité physique intense, sont associées à une augmentation des OR de la SLA chez les hommes.
Des études complémentaires devraient se focaliser sur une collecte des informations détaillées sur l’effort physique et l’exposition aux substances toxiques spécifiques à certaines tâches.

(publié le 30 avril 2019)