Les lombalgies, une pathologie gênant souvent l’activité de travail

J-L. Pommier, A. Leroyer Le Concours Médical, 2018, vol.140, n°6, pp. 34-36.Références

Les données de l’observatoire EVREST (Évolutions et Relations en Santé au Travail) recueillies en 2014 et 2015 auprès de plus de 25 000 salariés suivis par le services de santé au travail permettent d’apporter des informations sur les facteurs associés à la présence de lombalgies chez les travailleurs.
Des douleurs ou gênes fonctionnelles du rachis lombaire sont rapportées par 17,4% des salariés interrogés et plus souvent par les femmes que par les hommes (19,7% versus 15,7%) et augmentent avec l’avancée en âge.
Ce trouble de santé s’accompagne généralement de cervicalgies, de scapulalgies, d’atteintes de la sphère neuropsychique (fatigue, troubles du sommeil, anxiété).
Pour plus d’un salarié lombalgique sur deux, la lombalgie est source de gêne dans le travail et ce phénomène s’accroît avec le vieillissement.
Les lombalgies qui entraînent une gêne dans le travail sont essentiellement liées à des contraintes professionnelles,

  • tant physiques : tenir des postures contraignantes, manutentionner des charges lourdes, être exposé à des vibrations corps entier, et dans une moindre mesure, effectuer des gestes répétitifs, d’importants déplacements à pied ou tenir une station débout prolongée ;
  • qu’intéressant le champ des facteurs psychosociaux, notamment la pression temporelle mais aussi le fait d’avoir un travail monotone, ou qui ne permet pas de faire un travail de qualité, ou qui ne facilite pas l’apprentissage de nouvelles connaissances ou encore qui n’offre pas de reconnaissance professionnelle.
(publié le 10 août 2018)