Oeil et risques professionnels

M. Boulanger Encyclopédie Médico-Chirurgicale, EMC, Elsevier Masson, SAS, Issy-les-Moulineaux, Ophtalmologie, 2018, vol.15, n°1, Article 21-800-A-10, pp.1-8. Références

Cet article s’adresse plus spécialement aux spécialistes ophtalmologues et rappelle dans un premier temps, les rôles et missions du médecin du travail. Il précise ensuite l’impact d’une pathologie oculaire sur l’orientation professionnelle et l’aptitude médicale au poste de travail, notamment en ce qui concerne les postes de sécurité. Les ressources sont détaillées : Centres de Consultation de Pathologie Professionnelle (CCPP), Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) pour la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé et les services régionaux ou interrégionaux d’appui aux adultes déficients visuels.

Les atteintes ophtalmologiques d’origine professionnelle sont dominées par les accidents du travail liés principalement au contact avec un corps étranger, aux projections oculaires de substances chimiques, à une exposition massive à des rayonnements ultraviolets, ou à une intoxication au méthanol (neuropathie optique bilatérale pouvant mener à la cécité).
Les modalités de déclaration de ces AT sont précisées.

Les atteintes oculaires professionnelles représentent une part minime des maladies reconnues d’origine professionnelle.
Peuvent être impliqués dans ces pathologies professionnelles : les solvants organiques, les métaux, les substances irritatives ou sensibilisantes, mais aussi les rayonnements ionisants et non ionisants. En cas de doute, il est prudent d’orienter vers une consultation de pathologie professionnelle.
Les principes et modalités de la reconnaissance en maladie professionnelle pour les salariés du régime général sont détaillés.

(publié le 10 août 2018)