Maladie de Dupuytren et exposition professionnelle aux vibrations transmises à la main
Dupuytren’s contracture and occupational exposure to hand-transmitted vibration

K. Palmer, S. D’Angelo, H. Syddall, M. Griffin, C. Cooper, D. Coggon Occupational and Environmental Medicine, 2014, vol 71, n°4, pages 241-245. Bibliographie.

Cette étude anglaise étudie les relations entre l’exposition aux vibrations transmises à la main (VTM) et la maladie de Dupuytren, par le biais d’un échantillon national représentatif des travailleurs dont l’exposition aux VTM est documentée. Un questionnaire a été envoyé à 21 201 sujets âgés entre 16 et 64 ans, sélectionnés au hasard à partir des registres âge-sexe de 34 pratiques générales en Grande-Bretagne et 993 sujets recrutés au hasard à partir des registres des dossiers de paie militaires ; et parmi lesquels l’exposition à 39 sources potentielles de VTM a été recherchée ainsi que l’existence d’une flexion permanente de l’annulaire ou de l’auriculaire. L’analyse a été limitée aux hommes ayant travaillé la semaine précédente. Des estimations ont été faites de la moyenne de l’exposition journalière(A(8)) racine carrée de la vitesse moyenne (ms) au cours de cette semaine . Les associations avec une maladie de Dupuytren ont été estimées par une régression de Poisson, pour la durée de l’exposition aux VTM et les expositions de la semaine précédente supérieures (A(8)) de 2,8m-s-2.

Des estimations du risque relatif [ratio de prévalence (RP) ]ont été ajustées pour l’âge, le tabagisme, le statut social et certaines activités manuelles au travail. Les 4 969 répondants de sexe masculin éligibles ont fourni des informations complètes sur les variables de l’étude : 72 hommes ayant une maladie de Dupuytren ont été inclus. 2 287 avaient une exposition professionnelle aux VTM et 409 avaient A(8) > 2,8 m-s-2 dans la précédente semaine. Les RPs pour l’exposition aux VTM étaient élevés (x 1,5). Pour les hommes avec A(8) > 2,8m-s-2 la semaine précédente, le RP ajusté était de 2,85 (IC 95 % de 1,37 à 5,97).

Cette étude évoque la possibilité que la maladie de Dupuytren a plus que doublé chez ceux ayant des niveaux élevés d’exposition hebdomadaire aux VTM.

(publié le 25 juin 2014)