Risque de carcinome basocellulaire chez les techniciens radiologues (1983-2005) exposés aux radiations ionisantes
Occupational ionising radiation and risk of basal cell carcinoma in Us radiologic technologists (1983-2005)

T. Lee, A. Sigurdson, D. Preston, E. Cahoon,D. Michal Freedman, S. Simon, K. Nelson, G. Matanoski, C. Kitahara, J. Liu, T. Wang, B. Alexander, M. Doody, M. Linet, M. Little Occupational and Environmental Medicine, 2015, vol 72, n°12, pp. 862-869. Bibliographie.

Cette enquête américaine a pour objectif de déterminer le risque de carcinome basocellulaire radio-induit par de faibles doses cumulatives de radiations ionisantes dans une cohorte de techniciens radiologiques américains.

75 719 techniciens d’origine caucasienne n’ayant pas de cancer au départ de l’enquête (1983-1989 ou 1994-1998) ont répondu à un questionnaire de suivi (2003 -2005). La dose de rayonnement absorbée par la peau en mGy, pour une exposition professionnelle cumulée aux rayonnements, a été estimée pour chaque technicien à partir des mesures de dose du badge, l’historique professionnelle et les modalités de protection, par un questionnaire et une revue de la littérature. Le risque radiologique associé a été évalué par régression de Poisson et a inclus des ajustements sur plusieurs facteurs démographiques, le mode de vie, l’exposition solaire et des facteurs personnels.
Les résultats ont montré que la dose moyenne cumulée absorbée par la peau (tête/cou/bras) était de 55,8 mGy (plage de 0 à 173 mGy). Pour la dose cumulée sur la vie entière, il n’a pas été observé un excès de risque de radiation (excès de risque relatif/Gy = - 0,01 ; IC 95 % de -0,43 à 0,52). Cependant, il a été constaté que le risque de carcinome basocellulaire a été augmenté par les doses de radiation reçues avant l’âge de 30 ans (excès de risque relatif/Gy = 0,59 ; IC 95 % de -0,11 à 1,42) et avant 1960 (excès de risque relatif/Gy = 2,92 ; IC 95 % de 1,39 à 4,45). Le risque de carcinome basocellulaire n’est pas lié à une faible exposition aux rayonnements chez les techniciens radiologistes. En raison des incertitudes de dosimétrie et de sensibilité à des spécifications du modèle, les résultats de l’étude montrent qu’ils doivent être interprétés avec prudence.

(publié le 29 février 2016)