Surdité d’origine professionnelle

Système d’information en santé, travail et environnement Provence-Alpes-Côte d’Azur, ORS PACA, INSERM UMR 912 Le Concours Médical, 2009, vol.131, n°6, p.207-208. Bibliographie.

Cet article s’adresse surtout aux médecins généralistes confrontés à une surdité qui pourrait être professionnelle. Il pourra aussi servir de révision aux acteurs de la santé au travail.En cas de surdité post-traumatique, le médecin traitant constatera la baisse auditive, réalisera une otoscopie, instaurera un traitement médical en urgence (corticoïdes en cure courte avec éventuellement antibiothérapie et vasodilatateurs), rédigera un certificat d’accident du travail avant de diriger son patient vers un spécialiste ORL.La surdité peut être en lien avec une exposition aux bruits lésionnels répétés, mais peut aussi être induite ou aggravée par des produits chimiques ototoxiques en milieu de travail, des agents biologiques, certains médicaments. Le diagnostic repose sur la confirmation de la surdité et le calcul du déficit audiométrique moyen sur différentes fréquences. Le médecin du travail sera alerté en cas de surdité d’origine présumée professionnelle afin qu’il mette en place les systèmes de prévention. Il n’existe pas de traitement de la surdité constituée excepté le port de prothèses. La réparation se fait selon le tableau 42 (régime général) ou 46 (régime agricole). La surdité doit être diagnostiquée dans l’année qui suit le changement d’entreprise ou l’arrêt d’activité sous peine de ne pouvoir être prise en compte. Le médecin du travail ou le médecin traitant rédigeront un certificat médical descriptif des lésions mais c’est au patient lui même de faire la déclaration.

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(publié le 28 juillet 2009)