Les vibrations mains-bras

G. Brasseur, D. Vaudoux Travail et Sécurité, 2016, n°778, pp.13-28
11% des travailleurs sont régulièrement exposés aux vibrations transmises aux membres supérieurs, par l’intermédiaire des machines ou outils énergisés tenus ou guidés à la main, de la pièce travaillée si elle est tenue à la main ou par certains outils manuels (marteaux, masses, pioches) ; ce qui génère des pathologies du membre supérieur (syndrome de Raynaud, problèmes osseux, atteintes nerveuses sensitives et motrices).
La réglementation définit une valeur déclenchant l’action de prévention à 2,5m/S2sur 8 heures. Les vibrations constituent un facteur de pénibilité si l’exposition professionnelle (8 heures /jour) dépasse la valeur réglementaire pour les vibrations transmises aux membres supérieurs durant 450 heures par an.
L’évaluation des risques est indispensable et doit être assurée par un personnel compétent (les informations fournisseurs ne sont pas suffisantes pour estimer l’exposition journalière en condition réelle).
Pour ce faire, l’application Osev (corps et mains-bras) mise en place par l’INRS et les centres de mesures physiques (CMP) des Carsat, permet d’estimer en quelques minutes l’exposition journalière pour un opérateur même s’il utilise plusieurs machines au cours du poste et propose également des pistes de prévention adaptées.
D’autres pistes de prévention sont proposées dans cet important dossier : choix d’équipements mieux adaptés à la tâche, substitution de matériels par des machines moins pourvoyeuses de vibrations (ex : passage de la clé à choc à une boulonneuse pneumatique anti-vibratile), encouragement à la polyvalence et réduction du temps d’exposition, aménagement des postes de travail, formation et information des opérateurs sur le bon usage des outils, maintenance du matériel par des professionnels, regard sur l’actualité pour se tenir au courant des dernières innovations etc.
(publié le 26 janvier 2017)