Risque auditif au travail
Ne faisons plus la sourde oreille

F. Krajcarz Préventique, 2016, n°149, pp.74-75

Chaque année, le monde du travail crée en France, 1 millier de surdités professionnelles reconnues et la situation ne s’améliore pas au fil des ans.
Les pertes d’audition dépendant à la fois de la durée d’exposition et de l’intensité du bruit ; pour que la situation s’améliore, il faut faire intervenir les différents maillons dans la chaîne des protagonistes

  • les préventeurs : identifier les situations à risque, former et informer les salariés
  • le salarié : responsabiliser l’opérateur à son poste, l’éclairer sur la discipline à s’imposer (un port continu tout le temps de l’exposition) en lui rappelant que 121 décibels pendant 7 secondes conduisent à la même dose quotidienne que 85 décibels pendant 8 heures,
  • les projeteurs (concepteurs, aménageurs, acheteurs) : prendre en compte les questions d’acoustique dès le stade de la conception,
  • les décideurs : ne pas négliger les protections collectives.

L’indispensable est "dans un premier temps d’augmenter considérablement le niveau de culture dans ce domaine" et ce à tous les niveaux : formation adaptée aux quatre maillons et anticipation pour tous les nouveaux projets. Il est probable alors qu’une culture d’entreprise se mette en place et perpétue les bonnes pratiques.

(publié le 4 janvier 2017)