Les milieux de travail les plus à risque de troubles musculo-squelettiques entre 2005 et 2007 : cas d’une région du Québec

N-M. Dovonou Pratiques et Organisation des des Soins, 2011, vol.42, n°3, pp. 169-177. Bibliographie

Au Québec, les troubles musculosquelettiques (TMS) constituent la principale cause d’incapacité et représentent une des plus importantes charges économiques occasionnées par une maladie.
Une étude a été menée dans la région de Laval (une des 18 régions socio-sanitaires de la province de Québec), afin de déterminer les secteurs d’activité les plus à risque qui pourraient être ciblés par des interventions de prévention.
Le système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN) a été retenu pour classer les cas de TMS et la population de travailleurs selon les secteurs d’activité.
Deux indicateurs de fréquence ont été utilisés : le nombre de cas incidents (qui fait état du nombre de nouveaux cas enregistrés pendant la période d’étude) et le taux d’incidence (défini comme le nombre moyen annuel de nouveaux cas de TMS au cours de la période 2005 à 2007 par 1 000 travailleurs équivalent temps complet du milieu de la période d’étude : 2006).
L’indice de prévention ou prevention index (PI) a été utilisé pour classer les sous-secteurs d’activité selon leur niveau de risque. Il tient compte à la fois du nombre de cas et du taux d’incidence des TMS.
Sur un total de 93 sous-secteurs industriels de la région de Laval, les dix sous-secteurs les plus à risque étaient par ordre décroissant :

  • les établissements de soins infirmiers et de soins pour bénéficiaires internes,
  • les grossistes-distributeurs de produits alimentaires,de boissons et de tabac,
  • les entrepreneurs spécialisés,
  • les magasins de fournitures de tout genre,
  • la fabrication de produits métalliques,
  • la fabrication de machines,
  • la fabrication de produits en plastique et en caoutchouc,
  • la première transformation des métaux,
  • les hôpitaux,
  • la fabrication de matériels de transport.

Ces résultats pourraient constituer une bonne référence pour cibler les milieux de travail les plus à risque, afin de déployer vers eux les activités de prévention.

(publié le 12 avril 2012)