Lésions musculo-squelettiques auto-déclarées dues à l’activité professionnelle et mesure de la force musculaire par dynamométrie
Self-reported work-related musculoskeletal injuries and isometric handgrip strength

C.J. Grobler Occupational Medicine 2013, vol 63, n°3, pages 210-216. Bibliographie.

Les lésions musculo-squelettiques sont fréquentes chez les ouvriers des usines de montage des voitures, à l’origine de morbidité significative. Il pourrait paraître évident que l’augmentation de la force musculaire réduit les risques de lésions musculo-squelettiques et que la force musculaire de la main est un prédicteur de la force musculaire d’une façon générale.

Le but de cette enquête du Royaume-Uni est de savoir si mesurer la force musculaire de la main par dynamométrie est un prédicteur de l’augmentation du risque de lésions musculo-squelettiques chez les ouvriers des chaînes d’assemblage automatique de voiture. Des mesures dynamométriques, dans une enquête transversale, sur cette population de travailleurs, ont été réalisées. Une mesure faible a été définie en dessous de 2 déviations standards d’une valeur moyenne normée selon le sexe et l’âge. Des données auto-déclarées d’accident ou lésion musculo-squelettique et de symptômes récents ont été notées en utilisant un questionnaire nordique de troubles musculo-squelettiques.

Sur 445 ouvriers, 206 (46 %) ont participé et 60 (29 %) ont rapporté des plaintes musculo-squelettiques dues à l’activité professionnelle dans les 5 ans antérieurs. La moyenne de la dynamométrie dans cette population était inférieure aux valeurs des normes internationales. Les odds ratios des plaintes rapportées (ajustés selon le sexe et les symptômes musculo-squelettiques récents) étaient de 0,62 (IC 95 % de 0,28 à 1,35) pour la dynamométrie de la main gauche et de 0,57 (IC 95 % de 0,31 à 1,1) pour la main droite.

Cette étude montre que la mesure de dynamométrie des mains n’est pas un prédicteur de l’augmentation des symptômes musculo-squelettiques.

(publié le 10 décembre 2013)