Syndrome des défilés cervico-brachiaux

L. Sedel La Revue du Praticien, Médecine Générale, 2011, vol.25, n°855, pp.108-109. Bibliographie
Le syndrome des défilés cervico-brachiaux traduit la compression du hile vasculo-nerveux du membre supérieur. En effet, artère et veine sous-clavières et troncs du plexus brachial passent depuis le cou jusqu’au thorax dans des espaces étroits.
La pince principale est celle des muscles scalènes et l’espace peut être rétréci par diverses formations anormales (côte cervicale, méga-apophyse transverse de C7 prolongée d’un tractus fibreux, etc.).
Le tableau clinique comporte douleur (symptôme dominant), signes vasculaires et troubles neurologiques. La douleur est à type de paresthésies ou d’acroparesthésies avec gonflement, sensation de doigts froids, crampes dont la caractéristique est leur nature positionnelle.
La manœuvre de Roos (la position "haut les mains") réveille les troubles de même que la palpation de la zone sus-claviculaire au point même de la compression.
Certaines professions exigeant les membres supérieurs en suspension sont à risque (coiffeur, dentiste, kinésithérapeute) de même que certaines activités (port de la ceinture de sécurité, port d’un sac à dos classique).
La radiographie du rachis cervical objective parfois une anomalie osseuse.
L’électromyogramme (indispensable) montre des signes objectifs d’atteinte musculaire. Il peut être complété d’un doppler ou d’une IRM cervicale.
Le traitement sera médical en première intention (anti-inflammatoires, antalgiques et rééducation spécialisée).
Une chirurgie douce, atraumatique et par voie sus-claviculaire amène la guérison dans 3/4 des cas avec néanmoins souvent persistance de dysesthésies dans le territoire considéré.
Les formes vasculaires prédominantes doivent être confiées à un chirurgien vasculaire spécialisé.
(publié le 13 avril 2011)