Etude descriptive sur les troubles musculosquelettiques dans le secteur du commerce alimentaire de détail en France

A. Quignette, P. Gillet, T. despréaux, A. descatha Archives des maladies professionnelles et de l’environnement, 2017, vol. 78, n° 4, pp. 324-336
Une étude a été réalisée en 2014 au sein d’une population de salariés du secteur du commerce alimentaire de détail afin de mesurer la prévalence des signes compatibles avec des troubles musculosquelettiques (TMS).
Le recueil d’informations a été fait à partir d’un "questionnaire de type nordique". Les principales variables étudiées sont liées au travail, aux contraintes biomécaniques ou aux facteurs psychosociaux.
L’échantillon de 8 729 personnes est composé majoritairement de femmes (60,8%) d’âge moyen 42,8 ans et 42,5% pour les hommes.
Les activités représentées sont les épiceries (52,9%), les primeurs (20,8%), les magasins bio (8,0%), les cavistes (4,7%), les autres types de commerce (11,8%) et les données étaient manquantes pour 1,8% de l’échantillon. L’activité exercée est principalement polyvalente pour 8 salariés sur 10.
44,7% présentent un ou des TMS intenses ou invalidants et 26,6% présentent des douleurs peu intenses. 28,1% des salariés se plaignent de TMS intenses ou invalidants de la partie proximale du membre supérieur, 11,6% de la partie distale et 29,9% du rachis lombaire.
Les principaux facteurs de TMS intenses ou invalidants sont la répétitivité des gestes, les postures inconfortables, le port de charges de 10 kg ou plus, mais aussi l’âge et les antécédents de TMS. Serait protecteur l’alternance des tâches. Les cavistes sont plus exposées au port de charges et à la faible alternance des tâches ; les épiciers plus exposés à la répétitivité des gestes et aux postures inconfortables.
Des actions de prévention ciblées doivent être mises en œuvre en fonction du type de commerce.
(publié le 28 décembre 2017)