Coeur et pollution articulaire

C. Bauters, G. Bauters La Presse Médicale, 2016, vol.45, n°1, pp.73-77. Bibliographie
De nombreuses études ont démontré l’existence d’un lien entre le niveau de pollution particulaire et la mortalité cardiovasculaire.
Une étude aux États-Unis a montré que l’augmentation du risque était de 37% entre la ville la plus polluée et la ville la moins polluée. Des résultats semblables ont été retrouvés dans d’autres études.
Les effets à long terme sont associés au plus grand nombre d’événements.
Le risque associé à une exposition brève à un niveau de pollution élevée n’est pas distribué de manière égale dans la population, et concerne surtout les populations à risque (personnes âgées ou celles ayant une pathologie cardiaque préalable).
Les pathologies cardiovasculaires les plus impactées par la pollution particulaire sont les événements coronariens et l’insuffisance cardiaque.
Les mécanismes physiopathologiques qui entrent en jeu sont l’inflammation, l’ hypercoagulation, les anomalies de la vasomotricité, l’effet pro-athérogène, l’augmentation de la pression artérielle et l’effet sur le remodelage cardiaque.
La prévention passe par une amélioration de la qualité de l’air au niveau le plus bas possible (le seuil n’est pas défini) et une éducation de la population sur le risque cardiovasculaire (éviter la pratique d’activités physiques lors des pics de pollution).
(publié le 21 avril 2016)