Evaluation de l’exposition aux polluants atmosphériques des conducteurs de véhicules automobiles par la mise en œuvre de mesures dynamiques dans l’habitacle du véhicule

J.P. Morin, F. Gouriou, D. Preterre, M. Bobbia, V. Delmas Archives des Maladies Professionnelles et de l’Environnement, 2009, vol. 70, n° 2, p. 184-192. Bibliographie

Des mesures ont été réalisées entre mai et juillet 2007 dans un véhicule-laboratoire se déplaçant sur deux parcours-type (50 trajets de 72 km en agglomération rouennaise et 6 de 200 km en Ile-de-France) incluant une grande variété de situations de trafic et d’infrastructures routières. Trois types de mesures ont été réalisés : les oxydes d’azote, l’ozone et les particules. Il ressort de cette étude que l’habitacle de véhicules insérés dans le trafic automobile reste un environnement fortement pollué par les oxydes d’azote et les particules. Les concentrations y sont dix fois supérieures aux concentrations observées en station de fond urbain pendant les mêmes périodes et sont en étroite relation avec la typologie et la proximité du véhicule dans le sillage duquel se trouve le véhicule. En revanche, les concentrations d’ozone sont généralement inférieures à celles observées en station de fond urbain. Il est probable que l’introduction du filtre à particules sur les véhicules légers entraîne une diminution des émissions de particules diesel au cours des prochaines années mais il est à craindre que le « rétrofit » des poids lourds et des bus urbains ainsi que la généralisation de montage de filtres à particules majoritairement catalysés conduisent à une élévation des émissions de NO2 primaire liés aux transports. L’on peut s’attendre à une élévation des émissions de NO2 dans les habitacles, polluant toxique, irritant et très oxydant.

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(publié le 1er octobre 2009)