Exposition à la lumière la nuit et obésité : analyse transversale dans une cohorte de femmes britanniques

Environnement Risques et Santé, ERS, 2015, vol.14, n°5, pp.382-383.
Une étude épidémiologique avait suggéré un lien entre l’intensité lumineuse dans la chambre à coucher et l’obésité ainsi que la dyslipidémie dans une population de 528 Japonais âgés.
Pour en savoir plus, une analyse a été menée dans une vaste cohorte (113 000 femmes vivant au Royaume-Uni) constituée entre 2003 et 2012 dans l’objectif d’étudier les facteurs de risque de cancer du sein.
29,6% des femmes disaient dormir dans une chambre avec un niveau de clarté élevé (luminosité suffisante pour voir la pièce mais pas assez pour lire), 20,8% disaient dormir dans une chambre sombre et 48,4% dans une chambre avec une clarté suffisante pour voir sa main devant soi mais pas la pièce. La prévalence des horaires de sommeil décalés (coucher après 2h du matin ou lever avant 1h) était faible dans la population étudiée.
Par rapport aux femmes qui dorment dans une chambre claire, celles qui dorment dans une chambre sombre présentent un moindre risque de surpoids et d’obésité. Les associations sont plus fortes pour l’obésité que pour le surpoids.
En contrariant l’alternance naturelle de périodes d’éclairement intense diurnes et de noir complet nocturnes, l’exposition à la lumière artificielle nocturne affecterait le rythme circadien, entraînant non seulement une désynchronisation entre les rythmes biologiques internes et l’environnement extérieur, mais aussi la désynchronisation des rythmes internes entre eux.
L’étude présente néanmoins les faiblesses liées à la nature déclarative des données utilisées.
(publié le 14 décembre 2015)