Pollutions à l’intérieur des espaces clos : sources, niveaux et impact sanitaire. Volet 1 : contaminants biologiques

C. Dassonville, C. Mandrin, S. Kirchner Archives des maladies professionnelles et de l’environnement, 2014, vol.75, n°4, pp. 433-441. Bibliographie

Cet article passe en revue la multiplicité des polluants de l’air intérieur qui peuvent engendrer dans les populations, des effets non négligeables, encore mal connus.
La qualité de l’air intérieur dépend des sources de pollution intérieure et extérieure et des conditions de ventilation et du renouvellement de l’air dans les espaces clos.
Les polluants microbiologiques sont nombreux et hétérogènes. Il peut s’agir :

  • de moisissures ou champignons (37% des logements français présenteraient une contamination fongique active, visible ou cachée) associés à des effets sur la santé par l’intermédiaire de quatre mécanismes : un mécanisme infectieux, un mécanisme faisant intervenir des réactions immunologiques d’hypersensibilité comme des réactions allergiques, un mécanisme irritatif et un mécanisme toxique ;
  • de bactéries : légionelles ou bactéries des genres Pseudomonas ou Acinetobacter ; et d’endotoxines ;
  • d’allergènes d’acariens, d’animaux domestiques, de blattes, de rongeurs.

La mesure de l’exposition à ces différents contaminants est souvent complexe, imparfaite et coûteuse.
Actuellement en France, peu de données sont disponibles dans tous les lieux de vie. Des études doivent se poursuivre pour améliorer les techniques de mesure et les connaissances sur les niveaux d’exposition, les déterminants et les effets sur la santé.

(publié le 26 janvier 2015)