Punaises de lit : un fléau

A. Pérignon, E. Caumes La Revue du Praticien, Médecine Générale, 2013, vol.27, n°898, p. 239

Depuis l’abandon des insecticides à base de DDT et le développement de la résistance aux pyréthrinoïdes, les punaises de lit pullulent dans les grandes villes d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Asie et leur migration est facilitée par les voyageurs qui les transportent dans leurs bagages et infestent les lieux tels que hôtels, trains, bateaux de croisière, ou domicile.
Ces insectes sont nuisibles car ils jouissent d’une grande fécondité, et se cachent dans la journée dans les coutures des matelas, les structures et recoins de lits, les rideaux et peuvent nicher dans les bagages ou les meubles.
Ils hébergent de nombreux agents pathogènes mais ne les transmettent pas. En revanche, leur piqûre indolore, survenant la nuit occasionne un prurit matinal qui s’estompe dans la journée et des lésions maculo-papuleuses centrées par le point de piqûre et disposées de manière linéaire sur les zones découvertes. La surinfection bactérienne est secondaire au grattage.

Une contamination pendant un voyage impose de décontaminer ses bagages au retour afin d’éviter l’installation des punaises au domicile.

  • vêtements et bagages seront décontaminées par un lavage à plus de 55°C ou mis au congélateur à - 20° C pendant 24 h ,
  • ceux ne supportant pas ces traitements seront désinfectés par des pyréthrinoïdes.

Si le domicile semble infesté, rechercher activement les insectes dans les matelas, le sommier, la tête de lit, les rideaux (traces brunâtres sur les bois des sommiers ou sur les tissus). Un fois les insectes identifiés, il ne reste plus qu’à faire appel à des équipes de désinsectiseurs professionnels.

(publié le 15 avril 2013)