Travail à l’extérieur et risque de maladie de Parkinson : une enquête cas-témoin en population générale

Outdoor work and risk for Parkinson’s disease : a population-based case-control study L Kenborg, C Lassen, B Ritz, E S Schernhammer, J Hansen, N M Gatto, J H Olsen Occupational and Environmental Medicine, 2011, vol 68, n°4, pages 273-278. Bibliographie.

La lumière du soleil est le principal contributeur à la synthèse de la vitamine D chez l’homme. Etant donné que des taux insuffisants de vitamine D ont été liés à une augmentation des risques de maladies neurodégénératives, les auteurs danois et américains ont recherché dans quelle mesure le travail à l’extérieur est associé avec une diminution du risque de maladie de Parkinson dans une enquête cas-témoin chez des hommes de la population générale danoise.

Les auteurs ont identifié 3 819 hommes pour qui le premier diagnostic de maladie de Parkinson avait été posé entre 1995 et 2006 dans le registre national des hôpitaux danois et ils ont sélectionné 19 282 sujets de référence appariés par le sexe et l’âge à partir du Registre Central de la Population danoise. Des informations sur l’histoire professionnelle ont été obtenues et validées à partir de la caisse danoise de retraite complémentaire et du Registre Central de la Population danoise. En se basant sur les codes de classement des organisations syndicales et sur les intitulés des postes, les auteurs ont évalué l’importance du travail en extérieur des sujets de l’enquête comme une approximation de leur exposition à la lumière solaire.

En se reliant aux codes de classement des organisations syndicales, les auteurs ont estimé les odds ratios (ORs) des sujets de l’enquête ayant un travail à l’extérieur modéré, fréquent et maximal en les comparant à ceux qui avaient un travail exclusivement à l’intérieur pour la survenue de la maladie de Parkinson. Les résultats sont respectivement de 0,90 (IC 95% : 0,78 à 1,02), 0,86 (IC 95% : 0,75 à 0,99) et 0,72 (IC 95% : 0,63 à 0,82). Des diminutions de risque de la maladie de Parkinson ont été aussi trouvées chez les sujets travaillant à l’extérieur en se basant sur les seuls intitulés du poste.

En conclusion, les résultats suggèrent que les hommes travaillant à l’extérieur ont un plus faible risque de maladie de Parkinson. Des enquêtes ultérieures incluant les taux mesurés de vitamine D chez les travailleurs sont nécessaires pour clarifier une potentielle association inverse entre la vitamine D et le risque de maladie de Parkinson.

(publié le 26 octobre 2011)