Eviter les maladies du rat

W. Van Hooste préventFocus, 2019, octobre, pp.17-19

Les rats peuvent contaminer l’homme par morsure, par contact direct ou indirect par leurs déjections, par souillure de la nourriture destinée aux hommes, par morsure de puces, tiques, mites ou poux ayant comme hôte le rat.

La leptospirose est l’une des principales maladies propagées par les rats. La principale voie de contamination est le contact avec de l’eau ou un environnement humide (boue, sol humide) pollué par les urines et déjections des rongeurs. L’ingestion de denrées alimentaires contaminées est aussi une voie possible de contamination.
L’incubation est généralement de 5 à 15 jours. La maladie se manifeste le plus souvent par un syndrome grippal mais il existe des formes induisant des troubles graves des fonctions hépatique et rénales ou des méningites.
Il n’existe pas de données précises sur une éventuelle immunité protectrice après une infection naturelle. Il existe un vaccin mais qui est spécifique au sérovar et comme il y en a plus de 250, l’immunité est limitée.
La maladie concerne les égoutiers et les personnes en contact avec les urines et déjections de rats et si le nombre de cas professionnels est en baisse, l’augmentation est liée aux activités de loisirs (baignade, plongée, pêche, activité nautique en eau dormante, spéléologie, courses dans la boue, voyages sous les tropiques ...).
La prévention repose sur l’hygiène des mains, la protection des blessures, le port d’EPI (gants, bottes, voire lunettes et masque).

L’hantavirose concerne en France essentiellement le massif des Ardennes. L’homme se contamine via l’inhalation de particules de virus présentes dans les aérosols d’urine, de déjections et de salive des rongeurs contaminés (le plus souvent des campagnols).
Les activités à risque sont le contact avec les rongeurs vivants ou morts et leurs excréta, la manipulation de terre contaminée, le travail du bois en forêt, la manipulation du bois de chauffage stocké, la rénovation de vieilles maisons, le nettoyage de caves, greniers, cages ou poulaillers.
La prévention repose sur l’aération des habitations rarement habitées, la désinfection à l’eau de javel des zones souillées, l’humidification des sols avant d’aspirer, la protection des blessures, l’hygiène des mains, le port d’EPI (vêtements couvrants, gants, protection respiratoire). De façon générale, les morsures de rongeurs même minimes seront désinfectées et surveillées.

(publié le 22 janvier 2020)