Qualité de l’air intérieur et confort dans les espaces de bureaux, et relations avec la performance au travail

C. Mandin, A. Boerstra, E. Le Ponner, A. Cattaneo, C. Roda, S. Fossati, P. Carrer Environnement et Risques Santé, ERS, 2017, vol.16, n°6, pp. 565-574. Bibliographie

Vingt et un bâtiments de bureaux ont participé au projet OFFICAIR en France, sur un total de 167 répartis dans 8 pays européens.
Un sous-échantillon de 5 bâtiments français a participé à une étude consistant en des mesures de qualité de l’air intérieur (QAI) à deux saisons (en été et en hiver) et en tests de performance proposés aux occupants.
21 composés gazeux ont été mesurés (composés organiques volatils, aldéhydes, dioxyde d’azote, ozone) ainsi que des paramètres d’ambiance (dioxyde de carbone, température et humidité relative).
Les tests de performance réalisés par questionnaire en ligne consistaient en mesure du temps de réaction et en mémorisation de mots. Les participants étaient invités à estimer l’influence des conditions environnementales à leur poste de travail sur leur productivité.
" Il en ressort que les concentrations intérieures de plusieurs polluants pourraient influencer le temps de réaction... en période estivale. En été comme en hiver, la satisfaction vis-à-vis du bruit et la possibilité de contrôler la température intérieure augmenteraient la productivité auto-évaluée par les occupants."

Conduite sur un nombre restreint de bâtiments et de participants, cette étude des relations entre la qualité de l’environnement intérieur et le bien-être, donc la performance au travail mériterait d’être reproduite à plus grande échelle.

(publié le 7 février 2018)