Rayons UV
Un risque invisible et souvent sous-estimé

Dirk Adang PreventFocus, 2016, septembre, pp.18-22
La lumière du soleil est composée de 5% de rayons ultraviolets (UV), 45% de lumière visible et 50% de rayons infrarouges.
Si les lampes utilisées pour l’éclairage normal sont sans danger pour les yeux, les lampes au mercure basse pression (tubes fluorescents UV) induisent photokératite, conjonctivite et érythème.
La majorité des UV naturels sont des UV-A. Ils pénètrent profondément dans le cristallin plus que les B et leur action conjointe peut induire une opacification du cristallin (cataracte) sans lien avec la couleur de l’iris ou le phototype de la personne concernée. Les soudeurs à l’arc porteront un masque protégeant la nuque, le visage et les yeux, des gants et une veste de soudeur.
Les UV-B favorisent les coups de soleil et comme les UV-A, ils sont cancérigènes pour la peau. Les travailleurs en extérieur (employés de voirie, ouvriers du bâtiment, couvreurs, marins, agriculteurs...) seront sensibilisés aux risques.
La prévention suppose le port de lunettes de soleil adaptées (label CE), un chapeau à larges bords, l’utilisation de crèmes à indice de protection élevé qui protègent des coups de soleil mais pas des cancers de la peau. Cependant elles freinent le vieillissement de la peau et le développement des kératoses actiniques qui constituent un stade préliminaire du cancer de la peau.
Une peau bronzée n’offre qu’un indice de protection 2.
La pigmentation de la peau induite par les UV indique une dégradation de l’ADN de la peau.
La désinfection de l’air par les UV-C utilise plusieurs méthodes dont le système ouvert qui suppose de placer les armatures loin de la tête des patients et d’informer le personnel technique des risques lors de la maintenance.
Le système fermé permet d’éviter tout contact avec les UV-C.
L’employeur procédera à une évaluation des risques, informera et sensibilisera le personnel.
Parmi les facteurs aggravants, certains médicaments (antibiotiques, diurétiques, analgésiques), colorants, voire certaines plantes (berce, céleri en branches, cerfeuil sauvage, aneth, millepertuis) favorisent une hypersensibilité aux UV.
L’exposition chronique aux rayonnements ultraviolets peut induire un risque de dépendance. La libération d’endorphines concourt à l’apparition de symptômes caractéristiques d’une addiction.
(publié le 2 juin 2017)