Surveillance du chikungunya, de la dengue et des infections à virus Zika en France métropolitaine, 2016

F. Franke, A. Septfons, I. Leparc-Goffart, S. Giron, A. Guinard, S. Burdet, A. Bernadou, P. Loury, E. Terrien, et col. Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire, BEH, 2017, n°12, Santé Publique France, pp.222-231, Références
La surveillance épidémiologique a pour objectifs de détecter précocement les cas importés et autochtones de dengue, de chikungunya et d’infection à virus zika afin de déclencher les mesures de lutte anti-vectorielle appropriés, et de décrire les tendances nationales et régionales de ces infections.
Ce système de surveillance en France métropolitaine comprend deux dispositifs nationaux pérennes : la déclaration obligatoire des cas confirmés, un réseau national de laboratoires volontaires et un dispositif local de surveillance renforcée dans les départements où Aedes albopictus est implanté pendant sa période d’activité du 1er mai au 30 novembre.
Le signalement d’un cas entraîne immédiatement des investigations épidémiologiques, des investigations entomologiques et des actions de lutte anti-vectorielle. Si un cas autochtone est confirmé, une recherche du cas primaire est engagée.
Les arboviroses en expansion dans le monde sont responsables d’une part importante des infections émergentes. Les cas importés de chikungunya, de dengue et d’infection à virus zika identifiés en métropole reflètent la situation épidémiologique dans les zones à risque et le flux des voyageurs.
Aedes albopictus et désormais bien implanté en France. Il est nécessaire d’informer les voyageurs se rendant ou revenant des zones à risque ainsi que les professionnels de santé pour qu’ils relaient les consignes de prévention et participent à la surveillance.
(publié le 26 juillet 2017)