Suspicion de mauvaise qualité de l’air intérieur dans un bureau : quelle démarche adopter ?

L. Robert Hygiène et Sécurité du Travail, 2017, n°248, pp. 23-27. Bibliographie

En cas de suspicion de mauvaise qualité de l’air intérieur (QAI), il n’est pas toujours nécessaire de recourir à une métrologie lourde.
Il importe dans un premier temps, de s’intéresser à l’environnement du bureau (s’agit-il de bureaux installés dans un immeuble tertiaire, de bureaux présents sur un site industriel ou de bureaux implantés dans des zones géographiques particulières ?) car les sources polluantes sont éminemment différentes.
Dans la plupart des cas, deux types de mesures simples peuvent être effectuées :

  • un diagnostic de ventilation par une mesure du CO2 dans la pièce, la mesure des débits d’air neuf, la vérification des sens de circulation de l’air,
  • et une caractérisation physico-chimique de l’air avec au départ des mesures simples à mettre en œuvre telle que la mesure des paramètres de confort (température, humidité, vitesse d’air).

Si des mesures complémentaires sont nécessaires, il ne faut s’intéresser qu’aux composés dont une valeur guide ou une valeur repère existe. Il faut garder à l’esprit que pour les locaux à pollution non spécifique tels que les bureaux dans un environnement tertiaire, les VLEP ne sont pas applicables et qu’il est conseillé de se référer aux valeurs guides de l’air intérieur (VGAI) élaborées par l’Anses.

(publié le 16 novembre 2017)