Facteurs professionnels de rechute tabagique dans les 6 premiers mois après une consutation hospitalière anti-tabac.

F. Ietri-Mann, C. Denis-Vatant, P. Vercherin, C. Vergnon, C. Pélissier, L. Fontana Archives des maladies professionnelles et de l’environnement, 2016, vol.77, N°1, pp.3-9. Références.
Les personnes étudiées ont été sélectionnées parmi tous les patients d’une consultation anti-tabac hospitalière sur une période de 6 mois. Elles devaient occuper un emploi stable au moment du sevrage et devaient avoir totalement arrêté de fumer et le jour d’arrêt devait avoir été précisé dans le dossier médical.
Le recueil des données s’est fait par téléphone 6 mois après ce jour de l’arrêt. Sur les 155 patients, 94 ont répondu au questionnaire administré et 51 avaient rechuté à 6 mois (soit un taux de rechute de 54%) et évoquaient comme motif de rechute : un état de stress chronique, un état de stress au travail, une sensation de manque, la convivialité, l’habitude du geste, la prise de poids et un syndrome dépressif.
L’analyse multivariée montre que les facteurs professionnels associés à la rechute dans cette population sont le travail de nuit, un travail à temps plein et un travail dans une entreprise de taille moyenne (10-50 salariés) par rapport au travail dans une entreprise plus grande (>à 50 salariés).
Ces résultats suggèrent qu’en plus des moyens thérapeutiques individuels, une attention doit être portée sur l’environnement de travail, pour améliorer l’efficacité de l’aide afin d’éviter les rechutes.
(publié le 20 septembre 2016)