Maladie de Gilbert et mécanique automobile

F. Testud Archives des Maladies Professionnelles et de l’Environnement, 2008, Vol.69, n°5/6, p. 751. Référence

La « maladie » de Gilbert est une hyperbilirubinémie non conjuguée, modérée et chronique, « en rapport avec un déficit congénital partiel en bilirubine glucuronosyl-transférase, enzyme hépatique assurant la conjugaison de la bilirubine, étape indispensable à son excrétion dans la bile ». Cette « maladie » (qui n’en est pas une mais que l’on doit qualifier plutôt de syndrome) touche 3 à 10 % de la population générale. La traduction clinique est un subictère conjonctival. En dehors de la bilirubine totale qui varie de 20 à 80 µmol/l, le bilan biologique hépatique est normal. Il n’y aucune complication à long terme et il n’y a pas de traitement conseillé. Aucune interaction entre cette enzyme et une substance chimique de l’environnement domestique ou professionnel ne semble avoir été décrite. Il faut en conclure que « l’exposition d’un mécanicien (carburants, gaz d’échappement des véhicules, huiles minérales et fluides lubrifiants synthétiques, dégrippants, liquides de freins et antigels ...) n’est pas de nature à modifier l’évolution constamment bénigne d’un syndrome de Gilbert ».

09B0377

(publié le 6 avril 2009)