L’hypersensibilité électromagnétique
Un sujet sensible

D. Adang Prevent Focus, 2018, juin, pp.16-18

Il n’existe ni définition ni diagnostic officiel de l’hypersensibilité électromagnétique, désignée aussi par l’expression "intolérance environnementale idiopathique attribuée aux champs électromagnétiques".
Cette hypersensibilité n’est pas reprise dans la classification internationale des maladies reconnues par l’Organisation mondiale de la santé ; mais elle s’exprime par des symptômes non spécifiques : fourmillements, sensation de brûlure, nausées, vertiges, asthénie, difficultés de concentration, céphalées, palpitations, troubles digestifs, etc.
Il n’existe pour l’instant aucune explication médico-scientifique à cette hypersensibilité mais les problèmes auxquels sont confrontés les personnes en souffrant sont bien réels et doivent être pris en compte.

Il faut commencer par

  • éliminer une affection sous-jacente (souvent chronique)
  • se pencher sur l’environnement de travail ou de vie : stress, facteurs psychosociaux, aération ou luminosité insuffisantes.

Plusieurs hypothèses sont soulevées :

  • caractéristiques de la personnalité (attitude négative des ces personnes vis- à-vis des nouvelles technologies et développement de troubles émotionnels tels qu’anxiété ou dépression ou plainte de problèmes de santé sans dysfonctionnement physiologique),
  • effet nocebo : certains patients s’attendent à ressentir des symptômes après avoir pris connaissance d’éventuels effets secondaires d’un médicament ou d’une situation.

Une étude néerlandaise a démontré que les personnes se plaignant de cette hypersensibilité ne perçoivent pas physiquement la présence des champs électromagnétiques, contrairement à ce qu’ils affirment.
Des recherches supplémentaires s’avèrent nécessaires.

(publié le 1er octobre 2018)