Le taux d’absentéisme en recul dans les entreprises mais....
6% des salariés arrêtés pour un syndrome d’épuisement professionnel en 2017

M. Foult Le Quotidien du Médecin, 2018, n°9674, p. 5
Selon une étude menée par le cabinet Réhalto auprès de 1504 salariés et de 305 Directeurs des Ressources Humaines (DRH), près de 4 salariés sur 10 (38%) ont été arrêtés au moins une fois en 2017. Le taux d’absentéisme est alors de 3,2%. Ce chiffre est en recul par rapport à celui de 2016 (3,9%) pour rejoindre celui de 2015.
Le taux d’absentéisme est plus fort chez les ouvriers (5,2%), les salariés du secteur de la construction (4,6%) et les 40-49 ans (3,9%), mais aussi chez ceux qui ont un enfant à charge, sont aidants d’un parent ou habitent à plus d’une heure de transport.
Les arrêts courts sont majoritaires : 39% vont de 1 à 3 jours, 23% de 4 jours à une semaines, 31% de une semaine à 3 mois et 7% se prolongent au-delà de 3 mois. Dans 90% des cas, ils sont posés pour maladie ordinaire.
Le micro-absentéisme est moindre dans les entreprises qui proposent une pratique du télétravail.
25% des salariés identifient une cause professionnelle à leur arrêt (en lien avec l’organisation du travail ou les pratiques managériales) et 6% ont été arrêtés pour un syndrome d’épuisement professionnel et 10% pour des troubles musculosquelettiques.
Pour y remédier, 77% des DRH cherchent conseil auprès de la médecine du travail dont ils ont bonne opinion et 46% assurent que leur société a instauré des actions de prévention (évaluation des risques et de la pénibilité, analyse ergonomique des postes, formations aux risques professionnels, aux actions de prévention et enquêtes pour plainte de harcèlement). Le télétravail reste le parent pauvre avec seulement 16% des entreprises qui ont signé un accord.
(publié le 10 août 2018)