Les dispositifs médicaux correcteurs de la surdité : prothèses et implants auditifs

J. Nevoux, A. Coez, E. Truy La Presse Médicale, 2017, vol.49, n°11, pp. 1043-1054. Bibliograpie

Sachant que la surdité augmente le risque de développer d’autres pathologies chez l’adulte telles que la démence, la dépression, l’anxiété et favorise les risques de chutes, d’invalidité, de mortalité et contribue à un isolement social, il est important qu’elle soit compensée.

La délivrance d’un appareil auditif est soumise à une prescription médicale préalable après examen otologique et audimétrique tonal et vocal.
Les indications d’un appareillage sont une perte d’audition moyenne de 30 dB (sur la moyenne des seuils d’audition portant sur les fréquences de 500 Hz à 4000 Hz), une perte de 35 dB à 2000 Hz ou une gêne sociale ou des acouphènes.
Un appareillage précoce et un port régulier sont indispensables, permettant au sujet malentendant de conserver ses capacités d’analyse centrale de l’information sonore. Il existe trois types d’implants disponibles : les implants à ancrage osseux, les implants d’oreille moyenne et les implants cochléaires.

Les prothèses sont de plus en plus utilisées, non seulement du fait du vieillissement de la population mais aussi en raison de l’amélioration de la qualité des appareils proposés ; bien qu’accepter de porter des prothèses auditives soit psychologiquement difficile pour de nombreux malentendants, qui sont souvent dans le déni de leur problème auditif.

S’ajoute le problème du coût de ces matériels avec un important reste à charge après intervention des organismes de sécurité sociale, parfois diminué par les systèmes de couverture complémentaire.
Par contre, toute personne en situation d’emploi et malentendante peut obtenir une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, ce qui permet à l’Agefiph (association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) d’ intervenir dans la prise en charge des appareils dans le cadre de l’aménagement des postes de travail.

(publié le 26 janvier 2018)