Traumatisme crânien léger et syndrome postcommotionnel : mise au point

C. Peyrethon Archives des maladies professionnelles et de l’environnement, 2019, vol.80, n°4, pp. 289-296. Références

Le syndrome post-commotionnel (SPC) est une complication possible des traumatismes crâniens légers (TCL) se développant deux à quatre semaines après le traumatisme (habituellement d’une gravité suffisante pour provoquer une perte de connaissance). Les symptômes en sont nombreux et variés tels que maux de tête, vertiges, fatigue, irritabilité, difficultés de concentration, difficultés à accomplir des tâches mentales, altération de la mémoire, insomnie et diminution de la tolérance au stress, aux émotions ou à l’alcool. Il reste une pathologie mal connue pouvant être confondue avec la somatisation et le trouble somatoforme indifférencié et doit être distingué du trouble factice et de la simulation.
Entre 5% et 20% des TCL se compliquent d’un SPC. Ce dernier est probablement sous-estimé.
L’objectif est d’éviter le passage à la chronicité et l’installation d’une situation de handicap. La thérapeutique consiste en une approche cognitivo-comportementale.
Le rôle du médecin du travail se situe aux trois niveaux de la prévention :

  • prévention primaire : en participant au travail multidisciplinaire de réduction des accidents du travail ;
  • prévention secondaire : en détectant les SPC non diagnostiqués et en encourageant une mise au point neuropsychologique et un suivi de type cognitivo-comportemental ;
  • prévention tertiaire : en jouant son rôle de soutien et de réassurance lors du retour au travail, mais aussi d’expertise dans l’adaptation du poste de travail.
(publié le 10 janvier 2020)