Alcool et grossesse
Intérêt d’un auto-questionnaire de dépistage
Etude populationnelle

S. Lherault, C. Chauleur La Revue du Praticien, 2014, vol.64, n°10, pp.1353-1358. Bibliographie.
Un auto-questionnaire, élaboré en collaboration avec les médecins addictologues et gynécologues a été distribué en salle d’attente de consultations obstétricales dans deux hôpitaux de la Loire à toutes les patientes venant en consultation.
Le questionnaire était spécialement conçu afin de ne pas trop focaliser l’attention des personnes interrogées sur les questions d’alcool (outre les questions socio-démographiques, les interrogations portaient sur les habitudes alimentaires, la consommation d’alcool, de tabac et de café).
Sur les 500 questionnaires remis, 317 ont été rendus, soit un taux de réponse de 63,4%.
Les répondants déclaraient à 13,5% une très faible consommation de fruits et légumes, à 3,5% une consommation de café supérieure ou égale à 3 tasses par jour et 60% estimaient avoir globalement amélioré leurs habitudes alimentaires depuis le début de leur grossesse.
6,3% des femmes déclaraient une consommation d’alcool non nulle durant la grossesse et parmi elles, 1,9% était à risque (consommation d’alcool plus de deux fois par mois ou en plus grande quantité) ; 69,4% de patients déclaraient avoir stoppé toute consommation d’alcool depuis le début de leur grossesse.
Il en ressort que la majorité des consommations d’alcool pendant la grossesse ne relève pas de comportements addictifs mais plutôt d’une consommation occasionnelle, dont les conséquences possibles pour le bébé à naître restent relativement méconnues du grand public.
L’accent devra donc être mis sur la prévention et l’information systématique.
(publié le 20 avril 2015)