Boissons énergisantes : pas sans risques

J-L Schlienger Le Généraliste, 2017, n°2813, pp. 42-43. Bibliographie

Les boissons "énergisantes" ne doivent pas être confondues avec les boissons "énergétiques" qui sont elles des boissons diététiques adaptées aux besoins des sportifs.
Le marché français connaît un franc succès surtout auprès des jeunes.
Ces boissons contiennent de la caféine, du saccharose, de la taurine, du glucurolactone (de formule proche du glucose) et des vitamines B.
Ce n’est pas tant les substances qu’elles contiennent qui rendent ces boissons déconseillées, que leur mode de consommation (quantité excessive, association aux boissons alcoolisées).
L’Anses et la Société française de nutrition du sport ont souligné leurs effets néfastes : risque d’addiction, boissons hypercaloriques, mais aussi manifestations cardiaques pouvant aller jusqu’à l’arrêt cardiologique, ou troubles neurologiques ou psycho-comportementaux (anxiété, irritabilité, attaques de panique, hallucinations, pertes de jugement, épilepsie), majorés par la prise concomitante d’alcool.

Si l’on ne peut empêcher les jeunes et les sportifs d’y avoir recours, au moins, faut-il les conseiller :

  • "éviter la consommation de boissons énergisantes en lieu et place des boissons énergétiques pendant l’effort,
  • limiter la consommation à une unité et contrôler les autres sources de caféine,
  • exercer une vigilance toute particulière chez les enfants, adolescents et femmes enceintes, ou chez les personnes ayant une sensibilité connue à la caféine".

Les boissons énergisantes sont contre-indiquées en cas d’antécédents cardiaques ou psychiatriques.

(publié le 11 janvier 2018)