Survie en cas d’arrêt cardiaque
massage externe par les témoins et défibrillation automatisée externe

G. Bozet Le Quotidien du Médecin, 2016, n° 9540, p.10
De nouvelles procédures scientifiques rigoureuses ont été mises en place par l’European Resuscitation Council (ERC) pour la prise en charge de l’arrêt cardiaque.
En 3 ans, à Paris et en petite couronne, l’incidence des morts subites a été d’environ 50 à 70 cas pour 100 000 personnes et par an. Un témoin était présent dans 80% des cas mais le massage cardiaque n’a été commencé qu’une fois sur deux.
La prise en charge immédiate passe par l’activation immédiate de la "chaîne de survie" : appeler, masser, défibriller. Le régulateur qui reçoit l’appel doit "coacher" les premiers témoins par téléphone et les inviter à commencer immédiatement la réanimation cardiorespiratoire, sans attendre l’arrivée de l’équipe médicale pré-hospitalière.
Les compressions thoraciques auront une profondeur comprise entre 5 et 6 cm, au rythme de 100 à 120 par minute. Les interruptions seront aussi rares que possible et ne dureront jamais plus de 5 secondes. Après utilisation du défibrillateur externe, il est superflu de vérifier la présence d’un pouls ; et sans perdre de temps, il faut reprendre immédiatement les compressions. Si les sauveteurs savent réaliser les insufflations, ils le feront au rythme de 30 compressions pour 2 insufflations.
Une défibrillation réalisée dans les 3 à 5 minutes après l’arrêt cardiaque est susceptible d’améliorer les chances de survie de 50 à 70%.
(publié le 15 décembre 2016)