La vaccination des adultes immunodéprimés et/ou aspléniques

O. Launay, D. Floret Le Généraliste, 2015, n°2728, pp.29-32. Bibliographie
Les personnes immunodéprimées ou aspléniques sont exposées à un risque accru d’infections sévères.
La vaccination est un moyen parmi d’autres de réduire morbidité et mortalité.
La mise à jour des vaccinations doit se faire le plus tôt possible au cours de la maladie, si possible avant la mise en route du traitement immunosuppresseur.
De manière générale, les personnes immunodéprimées ne doivent pas recevoir de vaccins vivants ; ils peuvent néanmoins être envisagés dans des cas particuliers et après avoir bien étudié le rapport bénéfice/risque. Les personnes sous chimiothérapie ne recevront pas de vaccins vivants atténués jusqu’à au moins 6 mois après l’arrêt de celle-ci.
L’administration de vaccins inertes et d’immunoglobulines peut être effectuée sans restriction particulière mais leur efficacité peut être diminuée. Des schémas de vaccination intensifiés ou des vaccins plus immunogènes seront proposés de même qu’une surveillance sérologique. Le rappel diphtérie-tétanos-polio sera maintenu tous les ans y compris chez l’adulte jeune. Des vaccins spécifiques sont recommandés dans le cadre de l’immunodépression (grippe et pneumocoque en particulier).
La mise à jour des vaccinations de l’entourage d’une personne immunodéprimée, y compris du personnel soignant est très importante.
(publié le 5 novembre 2015)