Vaccination antigrippale chez les patients atteints de maladies systémiques inflammatoires et/ou auto-immunes

P. Duchet-Niedziolka, T. Hanslik, L. Mouthon, L. Guillevin, O. Launay La Presse Médicale, 2011, vol.40, n°3, pp.248-252. Bibliographie
Les sujets atteints de maladies systémiques inflammatoires et/ou auto-immunes ont un risque élevé d’infections sévères en particulier de grippe grave.
Pourtant, la couverture vaccinale antigrippale est très faible dans cette catégorie de patients en lien avec l’absence de proposition de vaccination par l’équipe soignante, la crainte des effets indésirables et le doute quant à l’efficacité vaccinale.
Les diverses études effectuées sont en faveur d’une efficacité immunologique satisfaisante (même si la réponse en anticorps est souvent inférieure à celle observée chez les sujets sains) et d’une bonne tolérance au vaccin chez la plupart des patients (dans un certain nombre d’études, la vaccination antigrippale n’affectait pas le cours de la maladie dysimmunitaire).
Lors de la pandémie de grippe H1N1 v, les études ont montré une bonne tolérance du vaccin et une immunogénicité diminuée chez les patients traités par immunosuppresseurs.
Vis-à-vis de ces patients, il serait souhaitable de formuler des recommandations argumentées permettant d’améliorer la couverture vaccinale et de développer des stratégies vaccinales bien tolérées mais plus immunogènes (administration par voie intradermique, apport d’un adjuvant, augmentation des doses d’antigènes).
(publié le 21 juillet 2011)