Cannabis : les dirigeants mieux équipés pour agir

C. Berruyer Prévention BTP, 2020, n°240, pp.38-40. Références
Le 5 décembre 2016, une décision du Conseil d’État a autorisé les entreprises à pratiquer les tests salivaires de dépistage de stupéfiants, dans certains cas particuliers mais avec beaucoup de conditions procédurales.
Le milieu du BTP est concerné : 13% de consommateurs de cannabis contre 6,9% pour l’ensemble des actifs ; alors que beaucoup de postes exigent un niveau de vigilance suffisant.
Les entreprises de BTP se mobilisent pour sensibiliser les salariés aux risques. Sujet délicat car touchant la vie privée des salariés. L’efficacité suppose l’implication de tous les acteurs de l’entreprise (représentants du personnel, CSE, CCST, service de santé au travail).
Les entreprises doivent préciser dans leur règlement intérieur les modalités de ces tests.
Les tests salivaires sont coûteux, peu précis (car n’indiquant que l’imprégnation récente), non spécifiques contrairement aux tests urinaires et sanguins et de surcroît, il est facile d’en pervertir les résultats.
Mais ils ne requièrent pas la présence d’un médecin et peuvent être effectués par un supérieur hiérarchique astreint au secret professionnel et initialement formé à la pratique de ces tests.
Il n’en reste pas moins que les médecins du travail doivent s’investir dans les actions de sensibilisation et accompagner les salariés.
(publié le 30 septembre 2020)