Coqueluche de l’adulte

N. Guiso La Revue du Praticien, Médecine générale, 2011, vol.25, n°862, pp.405-406. Bibliographie
La coqueluche est une maladie respiratoire très contagieuse qui ne confère pas d’immunité définitive, qu’il y ait eu maladie naturelle ou vaccination. Cela revient à dire que les adultes en sont souvent victimes et dans les cabinets de médecine générale, un diagnostic de coqueluche a été fait chez 23% des sujets âgés de plus de 13 ans toussant depuis plus de 7 jours. Fréquemment les formes cliniques sont atypiques, font donc errer le diagnostic et contribuent à la contamination de l’entourage (principalement des nourrissons à risque). Le diagnostic sera suspecté en présence de toux spasmodique paroxystique, quinteuse, à recrudescence nocturne et insomniante, persistant ou s’aggravant au delà de 8 jours et ne s’accompagnant pas de fièvre. _ Le diagnostic biologique repose sur la PCR (Polymerase Chain Reaction) qui détecte l’ADN bactérien. C’est un test de première intention remboursé par la Sécurité sociale depuis mars 2011, contrairement à la sérologie qui n’est plus remboursée depuis cette même date du fait qu’aucun test commercial n’a été jugé valide.
Un traitement par antibiotiques est indiqué pendant les 3 premières semaines d’évolution ; peu efficace sur les symptômes une fois la phase catarrhale passée, il est très utile pour réduire la contagiosité.
La prévention est vaccinale : un dTcaP (diphtérie, tétanos, coqueluche acellulaire, poliomyélite) est recommandé à tous les adultes n’ayant pas eu de vaccination contre la coqueluche au cours des dix dernières années. Chez l’adulte, le délai minimal séparant une vaccination dTP du vaccin quadrivalent dTcaP peut être ramené à 2 ans, et à 1 mois en cas d’épidémie.
(publié le 19 septembre 2011)