Encéphalite japonaise : quoi de neuf ?

J-N. Giroux La Revue du Praticien, Médecine générale, 2011, vol.25, n°860, pp. 336-337. Bibliographie.

L’encéphalite japonaise sévit sur quasiment l’ensemble de l’Asie.
La transmission parmi les voyageurs varie selon la zone, les saisons et le type d’hébergement ; le risque d’infection fluctue entre 1/20 000 et 1/5000 par semaine de séjour. L’affection atteint surtout les enfants.
La maladie est transmise par un moustique du genre Culex qui pique dès le début de la nuit et jusqu’à l’aube, de préférence en dehors des habitations. Sont donc particulièrement à risque : les nuits à la belle étoile sans moustiquaire, le camping, le travail à l’extérieur, le cyclisme, la randonnée. La transmission est maximale en période de mousson et en zone rurale. La piqûre est douloureuse.
La maladie passe souvent inaperçue et seul un cas sur 250 est symptomatique.
Après une incubation de 5 à15 jours, apparaissent fièvre élevée, confusion, frissons, myalgies et convulsions chez l’enfant.

Trois formes cliniques sont décrites :

  • un syndrome grippal,
  • un syndrome méningé,
  • une encéphalite avec ou sans syndrome méningé (mortelle dans 20 à 30% des cas ou laissant des séquelles chez 30 à 50% des survivants).

Seule la sérologie permet de confirmer le diagnostic (4 à 7 jours après les premiers symptômes).
Le traitement est symptomatique.
La prévention repose sur des mesures non spécifiques (protection contre les piqûres de moustiques) et sur un vaccin (Ixiaro®) disponible uniquement pour les plus de 18 ans. Il est réalisé dans les centres de vaccinations internationales selon le protocole suivant : 2 injections à 28 jours d’intervalle et la vaccination doit être achevée au plus tard une semaine avant le départ pour la zone exposée. Les femmes enceintes ne seront vaccinées qu’en cas de risque important (bien que les études animales ne fassent état d’aucun effet tératogène).

(publié le 29 juillet 2011)