La fibromyalgie en 2013

E. Thomas Le Généraliste, 2013, n°2634, pp.22-23
La fibromyalgie touche 3,4% des femmes et 0,5% des hommes. Sa pathogénie est encore mal connue mais sont impliqués le système nerveux central, le système neuro-endocrine et autonomique et des facteurs génétiques.
Le tableau clinique est le plus souvent progressif chez une femme souvent hyperactive par le passé. On retrouve des facteurs déclenchants : accident, deuil, stress, infection virale.....
La maladie se manifeste par des douleurs diffuses et chroniques, principalement axiales, majorées par le froid et le stress, associées à de la fatigue, des troubles du sommeil et des troubles somatiques variés. L’examen clinique retrouve des points douloureux d’insertion sans gonflement ou limitation articulaire.
7 points douloureux d’insertion sont nécessaires pour établir le diagnostic, associés à une chronicité des symptômes (évoluant depuis plus de 3 mois) sans qu’aucune maladie sous-jacente ne soit susceptible d’expliquer les symptômes.
Un bilan biologique et immunologique sera réalisé lors de la première consultation afin de discuter d’autres pathologies.
Le traitement est difficile et doit bénéficier d’une approche pluridisciplinaire du patient. Il repose sur les médicaments : le tramadol, seul ou couplé au paracétamol, les antidépresseurs inhibiteurs de recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline, les anticonvulsivants, gabapentine et prégabaline, avec le risque d’effets secondaires fréquents (prise de poids, somnolence, vertiges, œdèmes).
Seront associés étirements et balnéothérapie en eau chaude puis gymnastique aérobique et renforcement musculaire, relaxation et techniques cognitivo-comportementales, voire stimulation magnétique transcrânienne à raison d’une séance quotidienne pendant 10 jours.
(publié le 4 avril 2013)