Maladie de Dupuytren

H. Lellouche La Revue du Praticien, Médecine Générale, 2017, vol.31, n°975, pp. 116-117. Bibliographie
La maladie de Dupuytren est liée à une rétraction fibreuse de l’aponévrose palmaire moyenne pouvant entraîner une flexion progressive et irréductible d’un ou plusieurs doigts surtout les 4 et 5e. Elle touche essentiellement les hommes à la cinquantaine.
Il s’agit d’une affection génétique autosomique dominante, présente dans la descendance des Vikings.
Parmi les facteurs de risque : diabète, consommation excessive d’alcool, prises médicamenteuses (antiépileptiques ou certains antituberculeux), microtraumatismes répétés, travail mains fermées.
L’évolution se fait par poussées successives et les plaintes sont variables d’un sujet à l’autre.
Le traitement est licite lorsque le patient ne peut plus poser la main à plat sur la table.
L’aponévrectomie à l’aiguille doit être envisagée en première intention. C’est un traitement non chirurgical, ambulatoire, rapide et peu onéreux, se réalisant sous anesthésie locale ; les incidents sont rares et la technique est efficace (90% des patients sont satisfaits à 1 mois). Des récidives sont possibles.
Une alternative à cette technique est l’injection de collagénase qui peut être répétée trois fois à un mois d’intervalle. Les résultats à court terme sont semblables à ceux de l’aponévrectomie mais le coût est beaucoup plus élevé.
Enfin les formes sévères récidivantes relèvent de la chirurgie.
(publié le 28 avril 2017)