Paludisme

O. Bouchaud, B. Pradines, M-G. Robert, M. Thellier, E. Kenjo, S. Houzé, N. C. Vignier, S. Jauréguiberry La Revue du Praticien, 2019, vol.69, n°2, pp.145-171. Références

Cet important article aborde les multiples facettes du paludisme : situation du paludisme dans le monde, paludisme d’importation, accès palustre simple, formes cliniques particulières, accès palustre grave, prévention, messages clés.
Il est impossible de résumer cette trop grande quantité d’informations.
Nous rapportons les 10 messages clés indispensables à connaître (selon Olivier Bouchaud).

  • "Toute fièvre au retour d’une zone tropicale est un paludisme jusqu’à preuve du contraire : cet adage simple doit permettre d’éviter l’erreur (possiblement fatale) par omission.
  • Tout signe de gravité, notamment neurologique, même minime est une urgence vraie (décès brutal possible).
  • Afrique subsaharienne : 95% de tous les paludismes d’importation et plus de 99% de ceux dus à P. falciparum en proviennent. 80% des accès palustres surviennent chez des migrants africains ayant séjourné transitoirement dans leur pays d’origine.
  • Si le frottis sanguin goutte épaisse reste la référence, les tests de diagnostic rapide peuvent être utilisés en "débrouillage" par les laboratoires non spécialisés.
  • Quelle que soit l’espèce, les combinaisons à base d’artémisinine (Eurartesim® et Riamet®) sont maintenant recommandées en première ligne de traitement.
  • L’artésunate par voie intraveineuse a détrôné la quinine intraveineuse dans le traitement de l’accès grave.
  • Prévention - La base : éviter les piqûres de moustiques et signaler le séjour tropical en cas de fièvre.
  • Chimioprophylaxie : c’est simple - Afrique subsaharienne : OUI ; ailleurs : NON
  • Atavaquone-proguanil et doxycycline dominent la chimioprophylaxie.
(publié le 27 mars 2019)