Bilan avant la reprise du sport après 40 ans

J.C. Verdier La Presse Médicale, 2010, vol. 39, N°6, pp.710-712
La pratique des activités physiques après l’âge de 40 ans est bénéfique tant sur le plan physique que psychologique.
Avant de délivrer le certificat de non contre-indication à la pratique sportive, il convient de ne pas méconnaitre les sollicitations liées à l’activité choisie et de savoir demander des avis spécialisés.
L’examen clinique comportera un interrogatoire à la recherche d’antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire et d’antécédents personnels médicaux de toute nature, à la recherche de signes fonctionnels de repos et d’effort "limitant le sujet dans son expression physique spontanée" mais aussi à la recherche de facteurs de risque cardiovasculaire (FDR) en lien avec la connaissance du mode de vie et l’analyse des bilans biologiques effectués. Attention à une vitesse de sédimentation augmentée, sachant qu’il est prouvé qu’une inflammation a un retentissement vasculaire.
L’examen clinique sera complet . A noter l’importante du rapport poids/taille et de la répartition de la masse graisseuse tant sur le plan pronostique que pratique.
L’électrocardiogramme de repos est souvent normal dans cette tranche d’âge et moins de 2% des ECG pratiqués révèlent une cardiopathie méconnue.
La prescription d ’un ECG d’effort répond à des recommandations :
- chez l’homme de plus de 45 ans, mais dès 40 ans s’il existe des FDR
- chez la femme de plus de 55 ans, et dès 50 ans s’il existe des FDR.
Au terme de ce bilan, près de 99% des sujets sont aptes à la pratique d’activités physiques personnalisées.
En cas de doute à l’ECG, la scintigraphie myocardique d’effort autorise l’évaluation des capacités fonctionnelles du sujet.
De plus, ce bilan offre la possibilité de diffuser les règles de bonne conduite et de conseiller chacun dans le choix d’une pratique adaptée.
(publié le 13 juillet 2010)