Boissons dites énergisantes
Des effets cardiovasculaires surtout liés à la caféine

I. Hoppenot d’après la communication du Pr Michel Krempf (Nantes) lors des 26es Journées européennes de la Société Française de Cardiologie Le Quotidien du Médecin, 2016, n° 9471, p.11
La consommation de boissons énergisantes concerne toutes les tranches d’âge et toutes les catégories sociales.
Les effets négatifs sont neurologiques et psychologiques (accident vasculaire cérébral, épilepsie, agitation, perte de contrôle....), gastro-intestinaux et métaboliques (en lien avec l’effet hyper osmotique de l’apport en sucres générant diarrhées et douleurs abdominales ), rénaux (risque de déshydratation, d’hypokaliémie, hypocalcémie) mais surtout cardiologiques bien que d’incidence faible eu égard à l’importance de la consommation.
En France depuis 2008, 213 effets secondaires ont été signalés dont 95 cardiaques mais d’imputabilité douteuse en raison de consommations concomitantes.
Les quelques arrêts cardiaques (3) observés sont survenus chez des sujets ayant une prédestination génétique aux arythmies.
Les hypertendus sévères ou mal contrôlés s’abstiendront de consommer, en raison du risque de vasospasme et d’élévation de la pression artérielle (risque d’accident vasculaire cérébral).
Tous ces effets seraient essentiellement liés à la caféine (80 mg par cannette) aggravés en cas de consommation simultanée d’alcool (qui réduit le métabolisme de la caféine).
L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a recommandé d’éviter la consommation en association avec l’alcool et plus largement avec la pratique sportive.
(publié le 23 février 2016)