Chanter ou jouer du didgeridoo, deux techniques qui peuvent aider à la prise en charge des ronflements et des apnées du sommeil

F. Ceugniet Médecine des Arts, n°75-76, pp. 93-95. Bibliographie
Deux études se sont intéressées à des moyens thérapeutiques inattendus face aux ronflements et aux apnées du sommeil.
L’une d’entre elles a étudié l’influence de la pratique régulière du didgeridoo sur les apnées obstructives du sommeil. Durant quatre mois, les sujets souffrant d’un syndrome d’apnées du sommeil modéré et se plaignant de ronflements ont joué pendant au moins 20 minutes chaque jour, et ce cinq jours par semaine, du didgeridoo après une initiation comportant quatre séances d’enseignement technique avec un professeur. Les résultats ont montré en comparaison avec un groupe témoin, une diminution significative de la somnolence diurne, une diminution significative de l’index d’apnées-hypopnées, une diminution significative des perturbations du sommeil chez le/la partenaire.
La seconde étude a porté sur 93 sujets qui travaillaient au moins 20 minutes par jour durant trois mois des exercices de chant. Les résultats de cette deuxième étude sont superposables à ceux de l’étude précédente et confortent l’hypothèse que le travail régulier du chant ou du didgeridoo améliorent la tonicité des muscles entourant les voies aériennes supérieures et participent donc efficacement à la réduction des ronflements et des apnées obstructives.
Loin de vouloir prétendre remplacer le traitement par pression positive des apnées sévères, ces pratiques pourraient néanmoins être envisagées dans le cadre du traitement des pathologies modérées.
(publié le 24 février 2014)