Conduite automobile et psychiatrie

C. Jonas La Presse Médicale, 2015, vol.44, n°10, pp. 1017-1021. Bibliographie
La réglementation concernant la conduite automobile est inscrite dans l’arrêté du 31 août 2010. Dans la classe IV qui concerne aussi bien les véhicules légers que les véhicules lourds, la psychiatrie figure à coté des pratiques addictives et de la consommation des médicaments pouvant altérer la capacité de conduite.
En pratique l’avis psychiatrique est requis d’abord s’il existe une pathologie psychotique mais il peut être justifié du fait de l’importance d’un traitement psychotrope ou de tout état susceptible de constituer ou d’entraîner une incapacité fonctionnelle de nature à compromettre la sécurité routière.
Les pathologies psychotiques touchent environ 1% de la population adulte mais nombreux sont les malades qui à un moment donné entrent en rémission et le psychiatre doit donc évaluer la situation au cas par cas.
L’analphabétisme ou l’inadaptation sociale (mettant en jeu des troubles graves de la personnalité avec forte inhibition, voire des syndromes de type schizoïdie évolutive), relèvent également de l’avis d’un psychiatre.
(publié le 31 décembre 2015)