Des recommandations pour éviter les complications
Le chemin du détatouage est long et son résultat aléatoire

B. Blond Le Quotidien du Médecin, 2014, n°9315, pp.12.
Comme pour toute brèche cutanée, le tatouage présente un risque infectieux, du fait du matériel simplement décontaminé puis rincé à l’eau possiblement souillée, mais aussi du fait d’une mycobactérie atypique introduite à la faveur d’une incrustation du pigment contaminé par l’eau de dilution des encres, potentiellement polluée (une dizaine de cas en 2013).
Trois mois d’antibiothérapie sont nécessaires après biopsie des lésions inflammatoires et mise en culture.
Le tatouage ne sera proposé que sur une peau saine, indemne de dermatose sous peine de voir apparaître une lésion aux dimensions du tatouage et une folliculite.
Les atopiques seront particulièrement prudents. En cas d’allergie aux pigments (le pigment rouge étant le plus allergisant), la zone tatouée devient inflammatoire, oedématiée, prurigineuse, et un "détatouage" dans ce contexte provoquerait un éparpillement des pigments, générateur d’une éventuelle allergie généralisée.
Le tatouage pourrait aussi réveiller une connectivite (une sarcoïdose notamment), en raison du conflit immunologique ainsi créé.
(publié le 6 mai 2014)