Effet de l’exercice, du coup de chaleur et de la déshydratation sur la performance myocardique.

Effect of exercise, heat stress and dehydration on myocardial performance P.C. Fehling, J.M. Haller, W.K. Lefferts, E. M. Hultquist, M. Wharton, T.W. Rowland, D.L. Smith Occupational Medicine 2015, vol 65, n°4, pp. 317-323. Bibliographie.

La dysfonction myocardique a été bien documentée pour les phénomènes de haut débit cardiaque prolongé. Que des effets similaires se produisent en cas d’incendie, pour des professionnels subissant des périodes d’exposition répétée à la déshydratation et au coup de chaleur, reste incertain.

Les objectifs de cette enquête américaine sont d’étudier de façon indépendante et combinée, les effets de la déshydratation et du coup de chaleur, modérés sur les indicateurs de la performance myocardique : selon un exercice intermittent ou inférieur au maximum sur tapis roulant, avec port d’un équipement de protection individuelle (EPI).
Douze hommes de 21,5 ans ± 2,6 ans, avec une consommation maximale d’oxygène (Vo2 max) de 60,3 ml.kg-1 (± 4,4 ml.kg-1), ont effectué des exercices intermittents sur tapis roulant composés de trois épisodes de 20 min de marche à une intensité de ≈ 40 % de la Vo2 max et séparés par deux périodes de repos et cela dans quatre situations différentes, dans un ordre aléatoire : pas de coup de chaleur ou déshydratation, coup de chaleur ou déshydratation créé par le port d’EPI, pas de coup de chaleur, déshydratation.

La température corporelle interne a été mesurée au moyen d’une pilule gastro-télémétrique. Des variables écho-cardiographiques ont été déterminées avant et ≈30 min après l’effort.

Les résultats ne montrent pas de changement significatif dans les marqueurs de la fonction systolique (fraction d’éjection, fraction de raccourcissement, doppler-S des tissus) ou de la fonction diastolique [vitesse maximale de l’onde E (protodiastolique, contemporaine du remplissage vasculaire rapide)], E’ (vitesse médicale de l’onde protodiastolique recueillie en doppler tissulaire à l’anneau mitral) et E/E’ ) après l’exercice dans les quatre conditions d’exercice.

Dans ce modèle d’exercice conçu par unité de travail, le coup de chaleur ou la déshydratation associés aux activités chez les pompiers, il n’a pas été observé d’effet négatif sur la fonction inotrope ou lusitrope cardiaque.

(publié le 26 octobre 2015)